Fanny Gippa, architecte en relations amoureuses depuis 2013, créatrice du de la méthode Change ton schéma amoureux & Partenaires de schéma et du podcast écouté par plus de 320’000 personnes.

Pourquoi les amitiés à l’âge adulte deviennent-elles si compliquées ?
Pourquoi, il semble qu’avec le temps, on en a de moins en moins, les amies nous laissent tomber et on se sent de plus en plus seul ?
Et parfois, c’est nous qui ne nous reconnaissons plus et qui souhaitons mettre de la distance.
Comment avoir des amitiés qui correspondent à notre vie d’aujourd’hui ?
Je te partage dans cet épisode comment assainir tes amitiés et quelques-unes de mes histoires amicales. Certaines qui se sont bien terminées et d’autres moins bien.
Bonne écoute,
Fanny.
Épisode mentionné : 291 – Les 5 schémas émotionnels qui t’empêchent de faire la rencontre
Tu peux faire le test d’indépendance émotionnelle ici
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NOTES DU PODCAST :
Bonjour à toutes, j’espère que vous allez bien ! Pour ma part, très bien, j’avais justement une très bonne amie qui était chez nous une semaine, et ça a vraiment fait plaisir de la voir parce que premièrement ça faisait au moins 3 ans qu’on ne s’était pas vues, et la dernière fois on s’était vues juste 2 h avec nos conjoints respectifs.
Là, on a pu refaire le monde et c’est pile dans le sujet d’aujourd’hui : pourquoi les amitiés deviennent de plus en plus difficiles.
Pour aller voir qu’il y a de très bonnes raisons. Et que nous n’en sommes pas toujours responsables. Je vous le dis parce que je sais que parfois on se blâme, on se remet trop en question et, pour vous dire, moi-même à un moment, j’ai perdu tellement d’amitiés et du jour au lendemain que je me suis demandé si je n’étais pas perverse narcissique parce que certaines, vraiment, pouf, disparaissaient ! Donc elles ne m’écrivaient plus.
Alors depuis, j’ai compris le fonctionnement humain et j’ai fait la paix avec ça.
Et j’avais envie de vous partager mon expérience, l’expérience de mes clientes aussi parce que pas mal de personnes m’ont partagé, autant des clientes que des amies, qu’elles ont perdu des amitiés l’année dernière… et à chaque fois il y avait cette phase de culpabilité, de j’ai fait quelque chose de faux. Alors on va voir aujourd’hui ensemble ce qui se passe vraiment.
Parce que le sentiment général, c’est : on ne peut pas faire confiance aux amis, les amitiés ne durent pas, on me laisse toujours tomber.
Et on mérite toutes d’avoir des amitiés géniales, cette copine célibataire avec qui on peut tout partager, cette amie qui ne nous juge jamais, celle avec qui on sort faire la tournée des grands ducs… Et pour ça, à un moment, on doit changer notre approche. Et c’est si on ne le fait pas qu’on souffre.
Les amitiés viennent et vont et, en réalité, c’est tout à fait normal. Parce que chacun, à un moment donné, prend des chemins différents et est à une saison spécifique de sa vie.
Et nous restons nostalgiques de nos amitiés d’enfance. Dans le sens où tout était plus ou moins fluide, on se faisait des amis facilement. Et quand on est adulte, ça devient difficile.
Mais pas parce que nous changeons, mais parce que nous vivons.
Et nous vivons différemment.
À l’école, nous vivons toutes au même rythme, nous avons toutes les mêmes agendas : la science à 8 h, la gym à 9 h, la récré à 10 h, on mange à midi, parfois toutes ensemble, et on revient pour les maths à 13 h, et ainsi de suite.
Et le truc qu’on a en commun quand on est à l’école, c’est l’insouciance. Vous vous rappelez cette époque ? Le seul problème, c’était le petit Gérard qui a piqué tes stylos…
Et deux choses se passent quand on devient adulte :
on n’a plus le même agenda,
on n’est plus à la même saison de notre vie.
Et ça suffit à rendre les amitiés difficiles.
Et je vous disais que j’ai perdu beaucoup d’amitiés. Et je dirais que parfois oui, c’était des personnes qui au final ne me convenaient plus en termes de valeurs et de fonctionnement personnel. Mais j’en ai aussi perdu parce que je n’acceptais pas qu’elles en étaient à une autre saison que moi. Et vous savez, en tant qu’ex dépendante affective, accepter de ne plus être le centre de la vie de sa meilleure amie, c’est super difficile à encaisser. Parce qu’elle priorise son mec quand toi tu es encore célibataire, et je l’avoue, je ressentais la même chose quand elle avait un enfant et que là, tu disparais complètement de leur radar et je me disais : punaise, je ne vaux rien. Toutes ces années balayées par une crevette.
La dépendance émotionnelle nous rend égoïstes malgré nous. Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous remets le lien vers le test de dépendance émotionnelle dans les notes du podcast.
Ça nous rend égoïstes parce qu’on souffre, on est en deuil.
On doit faire le deuil d’une époque révolue.
Peut-être vous sortiez faire les 400 coups ensemble, peut-être vous vous appeliez et partagiez vos misères et maintenant c’est comme dans le sketch de Florence Foresti : vous l’appelez et elle engueule son enfant en plein moment où vous lui confiez que vous êtes au bord du burn-out !
Peut-être qu’elle n’est plus dispo, qu’elle ne vous invite plus.
J’ai des amies qui ont eu en même temps des enfants, qui ont commencé à se voir sans moi et m’ont littéralement éliminée de leurs vies alors que c’était moi qui les avais présentées.
On doit faire ce deuil, sans forcément se demander ce qu’on a fait de faux. Mais accepter les choix de l’autre. Accepter que momentanément, on est moins attrayantes, parce qu’elles ont d’autres soucis. Accepter que nous ne sommes pas dans la même saison.
Parce que ça aussi, ça rend les amitiés adultes compliquées : les tracas du quotidien, le stress, le manque de temps.
Le fait que vous n’habitez plus dans le même village. Imaginez, avant, vous alliez à la même école, même agenda, peut-être vous habitiez à 500 m l’une de l’autre et vous finissiez l’école à 15 h !
Là, vous habitez à Marne-la-Vallée, elle dans le 16ᵉ, donc vous avez le choix : 2 h de RER, si je me souviens bien, ou 2 h dans le périph alors que vous terminez à 19 h le boulot. Bah même si vous êtes les deux célibataires et que vous n’avez qu’une envie, c’est vous rejoindre sur les grands boulevards… canapé télé, c’est plus sexy…
Alors imaginez si Miss Marne-la-Vallée a un mec, un enfant, le chien à promener et Pistache le chat à faire stériliser… c’est compliqué.
Donc si en plus de tout ça, on se culpabilise de ne pas réussir à garder nos amitiés, pas étonnant qu’on tombe en burn-out.
Et si on se libérait de toute cette pression ?
Parce que la réalité, c’est que parfois, c’est plus facile de se refaire des amitiés proches de chez nous et qui sont dans la même saison. Qui comprennent votre saison du moment et avec qui ce sera plus fluide.
Pour ma part, réaliser ça m’a rendue plus forte. Parce que j’ai appris à me faire des amitiés partout et à force de me remettre en question, j’ai compris cette histoire de saison et qu’en réalité, ce n’est pas contre moi, mais c’est pour elles.
Ou si vous êtes celles qui, petit à petit, donnent moins de nouvelles, accepter que c’est ce dont vous avez besoin.
Dans le sens où c’est normal de prioriser son mec, c’est normal de prioriser ses enfants. C’est une nouvelle saison de vie.
C’est comme si on était à la croisée des chemins et que l’un va à gauche, et l’autre à droite.
Et parfois c’est de bonne guerre : vous n’appréciez pas son mec, les enfants ne vous intéressent pas ou son nouveau job est barbant pour vous.
C’est aussi un peu comme cette collègue qui vous parle de sa passion pour laquelle vous n’avez aucun intérêt… elle a beau être adorable, au bout d’un moment ça ne vous intéresse pas, et c’est ok !
Et petite note qu’une personne m’a dite un jour : on est toujours le con de quelqu’un ! Ça m’avait percutée ! Et je me suis dite : mais bien sûr ! Et c’est ok.
Et parfois c’est au travail qu’on trouve notre best friend, parce qu’il y a oui le travail en commun, mais tout à coup d’autres intérêts : vous adorez les deux la course à pied et les vacances à la mer !
Et si tu te dis “mais elle ne répond pas à mes textos, ou une fois tous les 36 du mois”. Pour ma part, ça me mettait en boule parce que c’est les mêmes qui, quand elles sont avec vous, elles sont sur leur portable à répondre à d’autres ! Alors, par la force des choses, tu vas te dire : “Non mais attends, quand tu es avec moi tu es sur ton tél tout du long et là je t’écris tu ne réponds pas !” Sans compter si tu la vois connectée sur WhatsApp… Et la réalité, c’est ok. Laisse-la répondre quand elle veut, c’est l’occasion pour toi de te recentrer et faire quelque chose que tu aimes.
La bonne nouvelle ? C’est que ce n’est pas irréversible !
J’ai déjà des amies de longue date qui reviennent ou avec qui on retrouve des intérêts communs.
ET, ça ne veut pas dire que vous devez tout couper. Non, vous pouvez toujours être là pour elle, et elle pour vous s’il y a un moment vraiment compliqué.
Et c’est pour ça que c’est important de bien différencier : cette amie ne me correspond plus, d’avec cette amie a entamé un nouveau cycle de vie qui ne me correspond plus, et bien sûr, inversement.
La clé : laisser être et être.
En d’autres termes, comprendre que c’est un nouveau cycle pour l’une ou l’autre, et continuer votre chemin de vie.
Mon amie dont je vous ai parlé au début, on s’était rencontrées à Paris dans un week-end développement personnel, donc j’habitais à Paris et elle à Lyon. On était à fond développement personnel, célibataires, et on a passé pas mal de week-ends à refaire le monde.
Ensuite je suis partie en Australie, elle a eu un enfant… et on ne se voyait presque plus. Mais il n’y a jamais eu de tension entre nous, de blâme, de frustration. On a gardé le contact de loin, et dès qu’on se voit c’est le feu d’artifice. Et c’est la première à avoir acheté mon livre et elle l’a même distribué autour d’elle !
Et ça c’est intéressant : que font vos amies lorsque vous les laissez vivre leur vie ? Comment réagissent-elles ? Vous allez voir là vraiment où vous en êtes. Parce qu’il se peut que vous soyez la seule à appeler, la seule à proposer des activités, et que si vous ne le faites plus, vous perdiez le lien. Mais si c’est le cas, y a-t-il vraiment eu un lien sincère ? Est-ce que ça vaut la peine de conserver une amitié de confort ou de culpabilité au détriment de rencontrer une amie qui vous va ? (Et oui, les amitiés sont des Partenaires de schéma.)
Et oui, c’est douloureux. Bien sûr que c’est douloureux. Mais soit elle reviendra à la prochaine saison, soit vous allez remplir le vide avec du mieux.
J’avais cette amie avec qui je passais tout mon temps libre, mais vraiment, on était toujours ensemble. Et un jour, pareil, elle a disparu. Oui, je me suis fait friend ghoster.
Et ça m’a laissé de la place pour faire plus de sport. Et vous savez quoi ? Elle ne m’a pas manqué. Bien sûr, j’ai pesté un moment, mais au final, même si on faisait toutes les deux du dev perso et qu’on faisait théorie sur théorie pendant des heures, j’ai réalisé que tout était vide de sens. Et elle a fini par ne plus me manquer. C’était devenu une habitude, plus un plaisir.
Et il y a une deuxième bonne nouvelle : vous allez attirer, et être attirée vers exactement le type d’amitié dont vous avez besoin au gré des saisons où vous êtes ! Ces amitiés vont pile poil coller à votre vous du moment.
Et ça c’est génial ! Et en fait c’est même un super moment pour vous détacher de ce qui a été planifié pour vous par l’école, par vos parents, par l’endroit où eux aimaient vivre… Là, vous pouvez commencer un tout nouveau chapitre en vous ouvrant à de nouvelles rencontres amicales, à ce qui vous va maintenant.
On vous laisse tomber ? Parfait ! Profitez-en pour rencontrer de nouvelles personnes.
On ne vous invite plus ? Génial, il est temps de faire de nouvelles activités.
Vous n’avez personne avec qui voyager ? Allez-y seule ou trouvez des groupes qui voyagent.
Elles ne vous répondent pas à votre dernier texto ? Parfait, c’est le moment de vous détoxifier de votre téléphone !
Si vous voulez réapprendre à faire des amitiés, vous pouvez utiliser le module 2 de Change ton schéma amoureux, et au lieu de faire des rencontres amoureuses, vous visez des rencontres amicales. Dans le livre, c’est le chapitre 3. Parce qu’au final, vous rendre visible et faire des rencontres de cœur, c’est valable en amour et en amitié.
Rappelez-vous, je le disais dans le podcast 291, ce qui nous empêche de faire la bonne rencontre, ce sont nos schémas émotionnels, et c’est pareil en amitié. On s’accroche à ce qui était. Et durant l’enfance, tout était évident, facile, réglé comme du papier à musique. Et en n’ayant pas fait le deuil de cette période, on a tendance à rester dans l’illusion que tout sera toujours pareil. Mais nos vies évoluent, et chacun a un rythme particulier. Si on prend les fleurs, elles ne fleurissent pas toutes au printemps. La plupart, oui, mais il y a quelques outsiders qui fleurissent en juillet, d’autres en août et d’autres encore plus tard.
Et respecter la floraison des autres, c’est respecter notre propre floraison.
Voilà pour cette semaine. Mettez-moi ce que vous pensez dans les commentaires du podcast ou sur les réseaux, je serai ravie de vous lire.
Et comme toujours, si vous avez aimé le podcast, le meilleur moyen de me remercier, c’est de lui mettre 5 étoiles. Sur Spotify, ça prend 1 seconde, et sur Apple vous pouvez mettre un avis si vous avez 1 minute.
Merci !
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